Ou suis je?
Mon prochain roman "Haram city" sortira le 20 septembre prochain. Cette nouvelle fiction va, j'en suis persuadé, vous plaire et vous toucher. Toujours animé par la promotion du vivre ensemble, mon histoire a pour objectif de lutter contre toutes les formes de préjugés mais également de nous rappeler que les liens familiaux sont fondamentaux à notre épanouissement.
RAILANE
mercredi 13 avril 2011
mardi 5 avril 2011
Le cours de français
(Extrait de mon roman)
J’adorais les cours de français. En particulier, les rédactions. J'attendais avec impatience le nouveau sujet que nous devions traiter. Un jour, il nous demanda de faire le portrait d’une personnalité importante. Je fus choisi pour aller lire la mienne au tableau. Je n'étais pas très sur de moi ... Mais, en me tendant ma copie qu'il avait corrigée, je vis ma note : 16/20 ! Complètement regonflé, je me mis à lire avec confiance :
- « Cheveux courts, il aime pouvoir caresser sa tête. L’homme qui aujourd’hui aspire à une tranquillité qui jadis lui a fait défaut, se donne comme principe de s’acquitter d’un somme tous les après-midi, un rituel autour du sommeil. Il a le regard vif, le visage marqué par la souffrance endurée dans sa jeunesse, il ne se plaint jamais ou presque pas, sa fierté le lui interdit, pourtant, dieu sait combien ses plaintes sont légitimes. La vie ne l’a pas gâté pourtant il s’estime privilégié, et son sourire, qu’il arbore tous les jours le prouve. Il n’est pas malicieux, ni rusé, mais il n’est pas non plus orgueilleux, il est un homme tout simplement. On le dit social, doux, mais c’est sa gentillesse que l‘on remarque le plus, cette gentillesse que l’on prend souvent pour une faiblesse. Jadis il fut un travailleur acharné, toujours près à travailler mais aujourd’hui la vie l’a rattrapé, et il attend patiemment que l’ange du désespoir vienne le chercher doucement un soir. Il a égayé nos vies à ma famille et moi, nous a donné la vie. Il est ce que j’ai de plus précieux sur terre, pourtant il n’en a pas l’air. Il me faudrait un livre ou même un dictionnaire pour parler de ce sage, ce révolutionnaire, cependant je n’ai que vingt lignes pour le rendre digne. Alors vous allez dire pourquoi je parle tant de ce personnage, et bien je dirai qu’il est pour moi l’image la plus noble qui soit et si j’en suis si fier, c’est peut-être parce qu’il est mon Père. ».
Lorsque j’eus fini, des applaudissements se firent entendre, j’avais les larmes aux yeux. Monsieur Lonritzak me dit qu’il avait été ému d’une part par la beauté du texte et d’autre part car j’avais estimé que mon père était une personnalité importante « C'est un bel hommage pour lui ». La journée aurait été parfaite si ce qui suivit n’avait pas obscurci mon bonheur.
mercredi 16 février 2011
Un roman qui traitre de l'acculturation "mais l'acculturation c'est quoi ?"
L’acculturation :
Définition :
L'acculturation définie par D. Cuche peut s'entendre comme : "L'ensemble des phénomènes qui résultent d'un contact continu et direct entre des groupes d'individus de culture différente et qui entraînent des changements dans les modèles culturels initiaux de l'un ou des deux groupes .
(Denys Cuche, 1996)
En fait, les cultures se construisent au contact des autres et ne sont pas étanches, isolées par des frontières bien fermées. Il n'y a donc pas de cultures "pures" et d'autres qui seraient métissées. Toutes le sont plus ou moins à des degrés divers.
L'acculturation est donc un phénomène permanent, continu et non pas occasionnel. C'est même un phénomène universel et constitutif des cultures.
Les cultures dépendent des rapports sociaux qu'entretiennent les hommes entre eux. Or ceux-ci sont souvent des rapports de force. Les différentes cultures vont donc se trouver les unes par rapport aux autres en position de force ou de faiblesse. Mais les groupes socialement les plus forts n'arrivent pas toujours à s'imposer aux groupes les plus faibles. Les cultures sont donc des ensembles en construction permanente, avec des phénomènes de structuration, déstructurations. Il n'y a pas forcément une culture donneuse et une culture receveuse. L'acculturation n'est jamais à sens unique, même quand une des deux cultures est dominante.
Dans ce contexte, comment les populations migrantes peuvent-elles s'intégrer ? Peuvent-elles garder leur culture d'origine ? En fait, c'est impossible : toute culture transplantée ne peut rester identique à elle même. Les populations immigrées inventent de nouveaux modèles culturels (comme les Noirs aux Etats-Unis). Il y a souvent dans un premier temps méfiance ou opposition face à la culture du pays d'accueil, puis adoption d'éléments de cette culture ou au contraire, parfois, rejet (on parle alors de contre-acculturation) pour réaffirmer certains traits de la culture d'origine. Souvent, le processus est complexe, fait à la fois de mélanges, réinterprétations, assimilations etc. On parle alors de syncrétisme qui est le métissage de traits culturels.
Je suis un produit de ce métissage comme beaucoup d’autres enfants de l’immigration.
Abdelkader
lundi 7 février 2011
Un livre que je vous recommande.
| L'Oracle della Luna |
Roman Albin Michel, octobre 2006 617 pages, 22€50 Le livre de poche, mai 2008 728 pages, 8€ Traduit en 12 langues 1533, Calabre. La vie de Giovanni Tratore est bouleversée par la rencontre avec Elena, une noble vénitienne dont le navire s’est échoué près de son village. Une fois les Vénitiens partis, Giovanni est hanté par le désir de retrouver la jeune femme. Mû par cette passion insensée, le paysan quitte sa région natale et remonte l’Italie jusqu’à Venise. La quête amoureuse devient alors chemin initiatique, ponctué de rencontres avec des personnages étranges et érudits, mais aussi thriller théologique dès lors que Giovanni se voit confier par un astrologue une lettre porteuse d’un message explosif destiné au pape… Fresque historique dont l’intrigue se déroule au cœur d’un XVIe siècle hanté par les querelles religieuses et philosophiques, roman d’amour et d’aventures, méditation sur le thème du destin et du libre arbitre, L’Oracle della Luna est un récit captivant qui nous entraîne des palais aux prisons de Venise, des monastères du Mont Athos au bagne des corsaires d’Alger, de Jérusalem au ghetto de Chypre. Ce que la presse en dit : Un thriller historique et religieux dans la prestigieuse lignée d'Umberto Eco. L'intrigue est très bien ficelée et l'histoire d'amour tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière des 617 pages. Paris Match Un souffle tempétueux balaye ce roman humaniste et mystique. On est étourdi par la sagesse, l'intelligence, la science, la force qui l’imprègnent. Le Figaro Littéraire « Une belle aventure, pleine de bruit et de fureur, d’émotion et de tendresse, un roman habité par la grâce. On en ressort bouleversé. » La Vie On lit les 600 pages de Lenoir avec une rapidité déconcertante. Plus qu'un gros thriller historique, c'est un conte philosophique écrit par un érudit, qui, à la différence d'un Dan Brown s'appuie sur des connaissances solides. Journal du Dimanche « Une magnifique intrigue » Europe 1 « Ne cherchez plus, j’ai votre livre pour le week end : « L’Oracle della Luna ». Amour, aventure, et complot en pleine renaissance, c’est passionnant… Une histoire des religions pour les nuls remixée par Alexandre Dumas. RTL « Un polar palpitant qui trouve sa justesse et son originalité » Le Pelerin « Rebondissements romanesques, picaresque, vrai suspense… un livre généreux, ambitieux et divertissant » Lire « Un talent rare » Psychologies « Un roman initiatique, picaresque et sentimental… fait par quelqu’un d’intelligent et d’humaniste passionné par la question du destin et du libre arbitre » | |||
mercredi 2 février 2011
Réunion Parent/Prof.
(Extrait de mon roman)
.....Quand vint notre tour les choses se passèrent bien différemment, en effet dès que nous prîmes place mon père et moi, l’expression de notre hôte, sa convivialité, ses sourires, son attention disparurent comme par enchantement. Il est vrai que papa ne parle pas français le dialogue s’annonçait donc difficile mais pas impossible, j’étais en outre chargé de faire la traduction. Pourtant la seule chose qui m’apparut, ce fut le désintérêt qu’elle portait à mon géniteur.
Je me souviens encore de ses paroles :
- bon et bien AbdelRéda a de bons résultats, il faut qu’il continue, c’est bien hein Monsieur, bon travail faut faire encore comme ça.
Et pour couronner le tout, elle indiqua du pouce que c’était bien. La rencontre ne dura pas plus de 3 minutes même pas un round, pourtant je n’avais ni la moyenne en anglais, ni en sciences naturelles, mais qu’importe n’étais-je pas destiné à devenir un manuel comme tout immigré qui se respecte.
Malheureusement, ce constat se vérifia avec la majorité des autres professeurs, heureusement certains d’entre eux ont apprécié et félicité mon père pour l’intérêt qu’il portait à l‘instruction de son fils, car malheureusement dans notre communauté ce n’est pas toujours le cas.
Je me souviens d’un échange convivial cette fois entre mon père et mon prof de math un pied noir qui maîtrisait parfaitement la langue de Saladin. On a les références que l’on peut et le premier personnage connu qui parle l’arabe qui me vient à l’esprit c’est Saladin......
lundi 24 janvier 2011
Le stéréotype de l’Arabe criminel ne date pas d'hier. Voila pourquoi je lutte contre les préjugés.
La plupart des travailleurs coloniaux recrutés pendant la Première Guerre mondiale sont rapatriés dans les mois qui suivent l’armistice. Néanmoins, cette expérience a permis aux émigrés algériens de découvrir la métropole et de tisser des premiers contacts avec la société française. Au cours des années 1920, le boom de la reconstruction entraîne une pénurie de main-d’oeuvre. L’immigration en provenance d’Algérie reprend alors en complément de l’immigration étrangère. En 1930, plus de 100 000 Algériens travaillent en France, auxquels il faut ajouter 15 000 Marocains, venus pour la plupart du territoire d’Agadir.
Néanmoins, les colons hostiles au développement de ces migrations vont réussir à les entraver en s’appuyant sur la rubrique « fait divers » de la grande presse. Le stéréotype de l’Arabe criminel débute dans l’hexagone en 1923. En novembre de cette année-là, l’assassinat d’une jeune femme par un émigré algérien est le prétexte qui permet aux journalistes de renouveler leur stock de stéréotypes en mettant à la une de l’actualité, le « problème des sidis ». A la suite de cette campagne de presse, le Conseil municipal de Paris crée le service de surveillance et de protection des indigènes nord-africains, placé sous la responsabilité du cabinet du préfet de Police. Plusieurs grandes villes de France vont mettre en place des structures du même genre au cours des années suivantes.
L’immigration algérienne, bien qu’elle soit encore marginale sur le plan statistique, constitue, dès cette époque, un enjeu de luttes. En raison de leurs préjugés raciaux, la majorité des chefs d’entreprises et des fonctionnaires considère ces travailleurs comme une main-d’oeuvre d’appoint, recrutée pour une durée temporaire ; ce qui correspond d’ailleurs aux souhaits de la plupart de ces immigrants. 75 % d’entre eux ne restent pas plus de 18 mois dans l’hexagone. Cette instabilité explique que les Algériens aient été les premiers travailleurs à faire les frais de la crise économique, à partir de 1931....
...Cette nouvelle immigration algérienne, formée de travailleurs isolés et instables, devient l’une des cibles privilégiées des campagnes de presse concernant l’insécurité. Grâce au rôle qu’ils ont joué dans la libération de la France, la République a accordé la liberté de circulation aux Algériens. Les brigades nord-africaines ont été supprimées en 1945, mais les agents de ces services sont réintégrés ensuite dans les commissariats de police des quartiers où ces émigrants sont nombreux. C’est dans ce cadre que perdurent les pratiques d’encadrement et de répression de type colonial. Une violente campagne contre la délinquance algérienne est orchestrée en 1947, réclamant le rétablissement des brigades nord-africaines. Les rafles préventives contre le « vagabondage » se multiplient. Les journaux citent des statistiques affirmant que 36 % des auteurs d’agression sur la voie publique sont nord-africains. Même un journal réputé sérieux, comme Le Monde titre : « la criminalité nord africaine soulève un problème national » (16 septembre 1949). Point de vue que L’Auroreénonce en termes moins choisis : « Dans certains quartiers de Paris, l’Arabe est roi de la nuit » (5 novembre 1948). Les rixes entre Algériens et Français sont fréquentes. Le 6 août 1955, un locataire algérien est abattu par un hôtelier européen. Le 10 mai 1956, une véritable bataille rangée oppose des travailleurs italiens et algériens....
Néanmoins, les colons hostiles au développement de ces migrations vont réussir à les entraver en s’appuyant sur la rubrique « fait divers » de la grande presse. Le stéréotype de l’Arabe criminel débute dans l’hexagone en 1923. En novembre de cette année-là, l’assassinat d’une jeune femme par un émigré algérien est le prétexte qui permet aux journalistes de renouveler leur stock de stéréotypes en mettant à la une de l’actualité, le « problème des sidis ». A la suite de cette campagne de presse, le Conseil municipal de Paris crée le service de surveillance et de protection des indigènes nord-africains, placé sous la responsabilité du cabinet du préfet de Police. Plusieurs grandes villes de France vont mettre en place des structures du même genre au cours des années suivantes.
L’immigration algérienne, bien qu’elle soit encore marginale sur le plan statistique, constitue, dès cette époque, un enjeu de luttes. En raison de leurs préjugés raciaux, la majorité des chefs d’entreprises et des fonctionnaires considère ces travailleurs comme une main-d’oeuvre d’appoint, recrutée pour une durée temporaire ; ce qui correspond d’ailleurs aux souhaits de la plupart de ces immigrants. 75 % d’entre eux ne restent pas plus de 18 mois dans l’hexagone. Cette instabilité explique que les Algériens aient été les premiers travailleurs à faire les frais de la crise économique, à partir de 1931....
...Cette nouvelle immigration algérienne, formée de travailleurs isolés et instables, devient l’une des cibles privilégiées des campagnes de presse concernant l’insécurité. Grâce au rôle qu’ils ont joué dans la libération de la France, la République a accordé la liberté de circulation aux Algériens. Les brigades nord-africaines ont été supprimées en 1945, mais les agents de ces services sont réintégrés ensuite dans les commissariats de police des quartiers où ces émigrants sont nombreux. C’est dans ce cadre que perdurent les pratiques d’encadrement et de répression de type colonial. Une violente campagne contre la délinquance algérienne est orchestrée en 1947, réclamant le rétablissement des brigades nord-africaines. Les rafles préventives contre le « vagabondage » se multiplient. Les journaux citent des statistiques affirmant que 36 % des auteurs d’agression sur la voie publique sont nord-africains. Même un journal réputé sérieux, comme Le Monde titre : « la criminalité nord africaine soulève un problème national » (16 septembre 1949). Point de vue que L’Auroreénonce en termes moins choisis : « Dans certains quartiers de Paris, l’Arabe est roi de la nuit » (5 novembre 1948). Les rixes entre Algériens et Français sont fréquentes. Le 6 août 1955, un locataire algérien est abattu par un hôtelier européen. Le 10 mai 1956, une véritable bataille rangée oppose des travailleurs italiens et algériens....
Gérard Noiriel
Historien de l’Immigration
Directeur d’Études àl’EHESS
Historien de l’Immigration
Directeur d’Études àl’EHESS
vendredi 21 janvier 2011
Poéme : "la Boxe mon Adrénaline"
(poéme trouvé sur le site l'Exode.com)
Toujours seule face à moi-même
Je voyais peu à peu les problèmes
S'accumuler, envahir mon espace
Et ne laisser aucune place
J'avais étouffé tout espoir
Je ne voyais la vie qu'en noir
Quand le hasard m'a fait tomber
Sur celui qui allait me sauver
Mon adrénaline c'est toi
Je n'abandonne plus et ça je te le dois
Tu as réussi à me redonner la foi
Grâce à toi j'ai trouvé comment suivre ma voie
Tu as cette divine insolence
Cette audace et l'insouciance
De ceux qui sont prêts à tout
Pour vivre leurs rêves les plus fous
Tu ne connais pas le verbe "renoncer"
Tu veux toujours te surpasser
Quand tu lèves le poing vers la victoire
Moi aussi j'ai envie d'y croire
Mon adrénaline c'est toi
Tu m'as tirée de l'eau avant que je me noie
Tu m'a appris ce qu'est le dépassement de soi
A présent je n'ai plus peur d'assumer mes choix
Mon adrénaline c'est toi
Tu m'a aidée à vaincre le désarroi
Je ne serai plus une victime ni une proie
Personne ne m'imposera plus sa loi
Donne-moi un peu de ta volonté
Pour finir ce que j'ai commencé
Je voudrais avoir ton envie de gagner
Pour ne plus jamais déclarer forfait
Tu es l'étoile en qui je crois...
Merci d'être comme ça.
Toujours seule face à moi-même
Je voyais peu à peu les problèmes
S'accumuler, envahir mon espace
Et ne laisser aucune place
J'avais étouffé tout espoir
Je ne voyais la vie qu'en noir
Quand le hasard m'a fait tomber
Sur celui qui allait me sauver
Mon adrénaline c'est toi
Je n'abandonne plus et ça je te le dois
Tu as réussi à me redonner la foi
Grâce à toi j'ai trouvé comment suivre ma voie
Tu as cette divine insolence
Cette audace et l'insouciance
De ceux qui sont prêts à tout
Pour vivre leurs rêves les plus fous
Tu ne connais pas le verbe "renoncer"
Tu veux toujours te surpasser
Quand tu lèves le poing vers la victoire
Moi aussi j'ai envie d'y croire
Mon adrénaline c'est toi
Tu m'as tirée de l'eau avant que je me noie
Tu m'a appris ce qu'est le dépassement de soi
A présent je n'ai plus peur d'assumer mes choix
Mon adrénaline c'est toi
Tu m'a aidée à vaincre le désarroi
Je ne serai plus une victime ni une proie
Personne ne m'imposera plus sa loi
Donne-moi un peu de ta volonté
Pour finir ce que j'ai commencé
Je voudrais avoir ton envie de gagner
Pour ne plus jamais déclarer forfait
Tu es l'étoile en qui je crois...
Merci d'être comme ça.
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